Nzca Lines x Christopher Balaskas – Infinite Summer


Nzca Lines x Christopher Balaskas – Infinite Summer

Un Soleil majestueux et démesurément grand s’est formé. La Terre, surprise par ce changement climatique soudain, et pour tout dire, « fatal », doit progressivement accepter l’extinction prochaine de toute forme de vie dans les environs. L’apocalypse, annoncée par l’astre qui l’a si longtemps fait vivre, sera douce mais certaine. Reste à savoir quelle attitude adopter, sur la planète condamnée, en attendant la terminaison de toute chose…

Nzca Lines x Christopher Balaskas – Infinite Summer (détail 1)

Soleil et science-fiction

Le synopsis d’Infinite Summer, qui donnera peut-être un jour quelques idées à un producteur amateur de SF un peu trop aventureux (pourvu que ce ne soit pas le même que celui de l’inconséquent et très laid Jupiter…), porte la trace des deux grandes passions de Michael Lovett, le talentueux fondateur du trio Nzca Lines. À savoir : la science-fiction grandiloquente de Stanislas Lem ou d’Arthur C. Clake, et le goût prononcé pour ce qui était kitsch hier, et ce qui peut s’apparaître à une certaine tendance « branchée » aujourd’hui.

Lovett, Balaskas : rencontre évidente

Ce monde en perdition, décrit au sein d’un second album une nouvelle fois paru chez Memphis Industries et dont la détresse est symbolisée par l’histoire d’amour tragique d’un couple d’humains confronté au nouvel ordre des choses (voir le clip de « New Atmosphere »), il est illustré par le travail d’un artiste américain (Christopher Balaskas), spécialisé, sans surprise, dans la création de visuels tous plus ou moins liés à des univers SF (beaucoup de jaquettes de jeux vidéos figurent sur son site officiel), qu’ils soient considérés à travers un point de vue résolument utopique ou dystopique.

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Ce visuel, et puisqu’il a bien dû choisir un épisode précis de l’épopée fantastique de Nzca Lines (diminutif de Nazca Lines), il est concentré sur le moment où le héros masculin de l’histoire (incarné dans le clip de « New Atmosphere » par Lovett lui-même) rejoint sa promise (Jessica) devant le responsable du désarroi terrestre (le Soleil, particulièrement imposant et brûlant ici). En arrière-plan, une cité paraît être sur le point de fondre sous les excès de la chaleur. Le panorama, apocalyptique quoique poétique, rappelle le plan qui termine le Melancholia de Lars Von Trier, la luminosité étouffante et la candeur esthétique en moins. Soit le parfait tableau pour exprimer, de manière frontale, le titre de cet album dont on rappelle qu’il se nomme, avec un second degré et un humour évident, Infinite Summer

Melancholia

Plan final de « Melancholia » de Lars Von Trier

Nzca Lines - NZCA Lines

Nzca Lines – NZCA Lines (2012)

Le son

Narratif, le concept-album de Nzca Lines confronte les humains à leur dernier voyage sur Terre. Celui-ci, dansant aujourd’hui malgré la noirceur de ce qui attend demain, se fera sous le signe de la synthop eighty aux tendances funky, dans la lignée d’Hot Chip, de Metronomy et de Kindness. La fin, depuis le dancefloor.

Nzca Lines (Site officiel / Facebook / Twitter /Soundcloud / YouTube)

Christopher Balaskas (Site officiel / Twitter / TumblR / Pinterest / YouTube)

Nzca Lines, Infinite Summer, 2016, Memphis Industries, 47 min., pochette par Christopher Balaskas

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