Néoprisme expose Nowadays Records à la galerie Arts Factory


Après le label Entreprise l’an passé, Néoprisme expose cette année le label Nowadays Records au sein de la très élégante galerie Arts Factory, avec le vernissage le soir du 12 janvier, avec les sets d’ OOgo de La Fine Equipe  (c’est-à-dire, excusez du peu, l’un des fondateurs du label), Louise Calzada du très radical Le Vasco, et Yann Kesz himself, en chair et en beats.

En 2010, afin de pouvoir sortir la trilogie La Boulangerie, Ugo de Angelis (aka Oogo) et Vincent Leibovitz (aka Chomsky), tous deux membres de la talentueuse Fine Équipe, fondent le label Nowadays Records, dont l’une des toutes premières sortie sera alors illustrée par l’agence Akrolab (Edouard Martin et Sébastien Walbert), via ce gâteau d’anniversaire qui « sample » celui qui trône sur Let It Bleed, le disque cultisme des Rolling Stones. Sept ans plus tard, c’est une quarantaine de sorties que l’on compte désormais, pour un projet progressivement devenu défricheurs de talents grandissants…

Ce gâteau d’anniversaire – sans bougie allumées, compte tenu du nombre de bouquins qui trainent abondamment dans le coin…-, on pourrait le ressortir ici, à l’occasion de cette 4e Nuit Néoprisme organisée pour la deuxième année consécutive au sein de la très prestigieuse Galerie Arts Factory, puisqu’en plus de célébrer les deux ans de Néoprisme, les dates du 12, du 13 et du 14 janvier 2017 feront office de véritable fête de famille pour Nowadays, ce genre de cérémonies où l’on croise, non seulement les parents très très proches, mais aussi les cousins très très éloignés, ceux dont on sait l’existence, mais que l’on ne voit quasiment jamais.

Alors, on exposera sur les murs ceux à qui ont doit les visuels de Nowadays, et on mettra aux platines ce qui en font le contenu sonore (les sets d’OOgo de La Fine Équipe, de Louise Calzada du très radical Le Vasco, et de Yann Kesz le soir du vernissage). Avec à chaque fois, beaucoup de liberté de ton, et beaucoup d’audace.

C’est le cas, on le disait, du triptyque surréaliste et sampleur d’Akrolab, qui illustre La Boulangerie des quatre membres de La Fine Équipe. C’est aussi le cas du travail photographique mené par Emma Le Doyen, et avec l’aide graphique d’Erbery, autour de la discographie de Fakear, et plus spécifiquement autour des singles issus d’Animal, tous évocateurs de la peau d’un animal non pas photographié dans la savane, mais dans un atelier taxidermiste – Design & Nature – de la rue d’Aboukir…

Exigence, encore, chez Maxence De Buttler, aka Skence, qui constitue, via son album Home, son propre domicile – nantais – non seulement par le son, mais aussi par l’image. Et chez Awir Leon, aussi, capturé dans un moment de rêveries intenses par l’oeil photographique de Flavien Prioreau. Ou chez Render Fruit, aka Clara Luzian, lancée dans des constructions 3D trouvant leur place dans un futur pas encore vraiment imaginé, le tout pour les besoins du bel EP de BRNFKD. Et chez Le Vasco, habillé par le Polybius Studio, lancé dans un grand jeu de rôle cosmique, digital, futuriste et salement allumé, au service de leur délirante Transe des Oiseaux

Exigence, en fait, pour cette vingtaine de disques physiques (plus une autre vingtaine en digital), que l’on se propose d’expliquer ici, afin de témoigner une nouvelle fois des liens étroits qui unissent, et tout spécialement chez Nowadays, l’image et le son.

La 4e Nuit Néoprisme, c’est du 12 au 14 janvier 2017 à la galerie Arts Factory. Plus d’infos ici.

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