À travers le prisme de : Housse de Racket


4 ans après Alésia, clairement pas le quartier le plus touristique de Paris malgré son nom aux prestigieuses résonances historiques et son église néoromane à la sortie du métro, Housse de Racket sort The Tourist, un 3e album qui confirme, plutôt que d’en faire d’éphémères visiteurs, la qualité de véritables monuments de ces deux garçons-là (Victor le Masne et Pierre Lerroux) au sein d’une scène électro-pop francophone qu’ils parcourent depuis maintenant 10 ans. Ce 3e album, il est illustré par la graphiste Leslie David, qui conçoit cette déambulation des corps et des sens comme la déambulation que les astres font à travers les galaxies et les espaces pleins d’étoiles. Quelques semaines avant leur concert à La Maroquinerie (20 janvier), c’est à travers leur prisme que l’on considère aujourd’hui la pochette d’albums.

Housse de Racket x Leslie David - The Tourist

D’abord, qui es-tu ?

HDR aka Housse de Racket aka High Definition Resolution aka Hotel Delta Romeo.

LA pochette d’album mythique, pour toi, c’est laquelle ?

« Nevermind » de Nirvana.

Nirvana - Nevermind

La pochette d’album que tu trouves la plus belle ?

HDR – The Tourist.

Et la plus laide ?

Il n’y a rien de laid en art, tout est subjectif. Bien sûr on a pas compris tout de suite la pochette du 2e MGMT Congratulations par exemple mais au final c’est une super pochette.

Dans le genre le dernier Yeah Yeah Yeah Mosquito est pas mal aussi.

Récemment, y en a t-il une qui t’a marqué ?

25 d’Adele. On a hâte de voir 64.

Adele - 25

L’artiste / le groupe le plus cohérent d’un point de vue visuel ?

Les Daft sont imbattables… Leur concept est posé depuis le début, un univers qu’ils déclinent depuis. Les robots ne vieillissent pas, quoique :)

Le dernier concert qui t’a marqué ?

FKA twigs à la Maroquinerie, le son du futur avec un son en 4D et une performance scénique hyper habitée.

La dernière expo qui t’a marqué ?

Beauté Congo à la Fondation Cartier.

Fondation Cartier - Beauté Congo

Si tu devais associer un créateur de sons et un créateur d’images au service d’une pochette d’album, sur quelle association fantasmerais-tu ?

HDR et Terrence Malick ?

La pochette d’un disque peut-elle influencer ta manière de l’écouter ?

Absolument, on est persuadé que la qualité d’un disque embellit une pochette.  Nevermind de Nirvana est un classique, la pochette toute cheap s’est imprégnée de la qualité de la musique. L’inverse se produit aussi. Acheter un disque sans connaître la musique est devenu quelque chose de rarissime. Une pochette qui nous plait va nous donner envie d’acheter le disque mais la déception guette !

Pourquoi va-t-on entendre parler de toi très prochainement ?

Parce que « The Tourist » qui vient de sortir est notre meilleur disque.

En concert à La Maroquinerie le 20 janvier 2016.

Housse de Racket (Site officiel / Facebook / Twitter)

Leslie David (Site officielFacebook / Instagram)

Housse de Racket, The Tourist, 2015, Kuskus, 40 min., pochette par Leslie David

Vous aimerez aussi

À travers le prisme de : Møme Le gosse Jérémy Souillart ne s’en sort finalement pas si mal dans la vie d’adultes. D’abord, parce que dans la lignée de ses artistes (en gros : les sorties Nowadays en France et de Futur Classic à l’...
À travers le prisme de : Elektro Guzzi À l'image de ce que font en France les deux membres de Cabaret Contemporain (avec qui l'on avait d'ailleurs, pas de hasard, déjà échangé quelques mots sur Néoprisme), les trois autrichiens d'Elektro G...
À travers le prisme de : Blow Il y a quelques mois, et alors que l'on répondait à l’invitation des camarades de La Nuit Nous Attendra, qui investissaient alors le plateau média de La Gaîté Lyrique pour une émission live, on avait ...
À travers le prisme d’Agar Agar Un jour, en trainant sur Soundcloud, un son retient l’attention. Ça arrive souvent, mais là, vraiment, on reste dans le coin. Et comme souvent sur le réseau social orangé (et pas en super forme financ...
À travers le prisme de : Good Morning TV De ce côté-là de la planète, la petite sensation pop-noise-shoegaze de l'été se nomme Good Morning TV. Et c'est une bien bonne chose, que l'on nous propose, au lever du jour, autre chose à se mettre s...
À travers le prisme de : Basile di Manski Dans un ciel brumé mais quand même clair, un dauphin s’échappe, et c’est inhabituel, d’une peau de banane ouverte, comme le poussin s’échappe de l’oeuf dans lequel son petit corps fragile s’est formé ...

Comments

comments