À travers le prisme de : Hollydays


Ensemble, et parce qu’ils parviennent à prendre un recul sur une génération qui en manque parfois grandement (les petits tubes « Des Animaux » et « Les Insatisfaits » frisent l’existentialisme pop), les deux moitiés d’Hollydays revisitent une variété française façon Sanson (dont il ont réadaptés le « Bahia ») à l’aide d’une pop synthétique façon béton. Douce amertume et beats bitumes. Parce qu’ils ont sortis il y a quelques semaines leur second EP Les Insatisfaits, c’est à travers le prisme d’Élise Preys et de Sébastien Delage que l’on considère aujourd’hui la pochette d’album.

Hollydays x Jeremy Vissio x Les Insatisfaits

D’abord, qui êtes-vous ?

Sébastien, moitié d’Hollydays.

Elise, moitié d’Hollydays

LA pochette d’album mythique, pour vous, c’est laquelle ?

Sébastien : Kid A de Radiohead, j’avais été impressionné à l’époque par la cohérence du visuel et du son, c’était un ovni. 

Elise : J’hésite entre The Wall, de Pink Floyd, simple et efficace, et Aladdin Sane de Bowie, mais j’y pense peut-être parce qu’on la voit partout en ce moment.

La pochette d’album que vous trouvez la plus belle ?

Sébastien : On ne peut rien dire sur la pochette de Dark Side of the Moon des Pink Floyd, elle est PAR-FAITE ! Proportions, couleurs, élégance…

Elise : Wonder Where We Land de SBTRKT (Merci Alex) !

Et la plus laide ?

Sébastien : Magali Vaé, désolé mais il faut licencier le graphiste responsable !

Elise : Encore une fois j’hésite, je dirai celle de O Filles de l’eau de Nolwenn Leroy, qui a dû être faite par le même graphiste que la pochette de Magali Vahé je pense.

Récemment, y en a t-il une qui t’a marqué ?

Sébastien : J’adore la pochette de Piano Ombre de François & The Atlas Mountains, inspiré j’imagine des trompe-l’œil de George Rousse.

Elise : Celle de FKA Twigs, la dernière dont je me souviens.

L’artiste / le groupe le plus cohérent d’un point de vue visuel ?

Yelle, tout est POP et très bien fait, depuis les artworks, le son, les textes et le live…

Le dernier concert qui vous a marqué ?

Sébastien : Malheureusement je trouve assez peu de temps pour aller en concert, mais celui qui m’a le plus marqué était le live en 2007 de Radiohead pour In Rainbows à Bercy (ouais je sais Bercy…).

Élise : Pas beaucoup de temps non plus pour aller en concert, mais cette année j’ai découvert plein d’artistes super chouette dont que j’adore et que j’ai pu découvrir lors des concerts gratuits organisés par la ville de Paris a Hôtel de Ville

La dernière expo qui vous a marqué ?

Sébastien : C’est plutôt une installation, la toile d’araignée faite de scotch au Palais de Tokyo, Numen/For use, complètement ludique et régressive !

Numen:For use

Elise : La dernière qui m’a marqué, Papier glacé, un siècle de photographie de mode chez Condé Nast, c’était super intéressant.

Papier glacé, un siècle de photographie de mode chez Condé Nast

Si vous deviez associer un créateur de sons et un créateur d’images au service d’une pochette d’album, sur quelle association fantasmeriez-vous ?

Yelle et George Rousse ?

La pochette d’un disque peut-elle influencer votre manière de l’écouter ?

On voit moins de pochettes de disques depuis le digital et le streaming, ou alors en tout petit sur nos Smartphones. Mais quand t’as un beau vinyle dans la main alors ça te rappelle qu’un album ou un EP c’est un tout et ça passe par le visuel

Pourquoi va-t-on entendre parler de vous très prochainement ?

Sur un malentendu ?

Hollydays (Facebook, Twitter, SoundCloud, YouTube)

Hollydays, Les Insatisfaits EP, 2015, 8 min., pochette par Jeremy Vission

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